mardi 24 juin 2008

TECHNOLOGİES DANS LA NATURE

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Développer des technologies - méthodes de fabrication utilisées dans une branche industrielle spécifique - n'est pas une tâche facile, car cela nécessite de nombreux éléments. Afin de produire des technologies dans un domaine spécifique, nous devons avant tout posséder l'information nécessaire. Ensuite, les scientifiques et le personnel technique qui est habitué à utiliser cette information doivent être pris en compte. Ce personnel a besoin d'utiliser un matériel approprié. Pour toutes ces raisons, produire de nouvelles technologies se révèle être une tâche difficile. L'histoire de ces techniques avancées que nous évoquons en tant que "technologie" n'est pas longue. Aujourd'hui encore, bien que de nombreux pays profitent de ces technologies, peu d'entre eux les produisent.

Comme les groupes de scientifiques l'ont remarqué, la plupart des outils techniques issus d'investissement, d'information et de recherches trouvent leur source dans la nature.

Phil Gates, un scientifique réputé et auteur du livre Wild Technology, exprime cette idée en ces termes :

La plupart de nos meilleures inventions sont des copies ou ont déjà été utilisées par d'autres créatures vivantes. Nous avons simplement découvert une minuscule portion du nombre invraisemblable d'organismes qui peuplent notre planète. Quelque part parmi ces millions d'organismes vivants encore inconnus de nous, se trouvent les futures inventions qui amélioreront nos vies. Elles peuvent nous aider à fabriquer de nouveaux médicaments, matériaux de construction, méthodes d'éradication des insectes nuisibles et gestion de la pollution.123

Notre environnement depuis le ciel jusqu'à la terre en passant par le fond des océans - regorge d'innombrables merveilles technologiques, chacune étant le produit de la création. Même le plus banal des produits industriels possède un concepteur et un endroit où il a été fabriqué. Ainsi il serait illogique d'affirmer que les créatures vivantes, qui possèdent des systèmes supérieurs aux gigantesques usines dotées de machines à la pointe de la technologie, soient apparues sur terre par hasard, spontanément, ou suite à des conditions naturelles.

Chaque être vivant possède un fonctionnement supérieur et parfait qui est déjà complet dès sa conception, parce qu’Allah est Celui Qui l’a crée de manière absolument parfaite.

Dans ce chapitre nous examinerons certaines merveilles de la création et nous les comparerons aux technologies d'aujourd'hui. Nous devrions envisager ces exemples comme des nourritures de l'esprit, comme Allah nous l'indique dans le Coran :

Un enseignement et un rappel pour chaque être pénitent. (Sourate Qaf, 8)

Les capteurs lumineux des plantes

Certaines espèces de plantes sont particulièrement sensibles aux changements d'intensité lumineuse. Lorsque la nuit tombe, elles referment leurs pétales. D’après les scientifiques, certaines plantes à fleurs font ainsi par temps nuageux afin de protéger leur pollen de la rosée et de la pluie. En tant qu'humains nous utilisons également des capteurs qui détectent les changements d'intensité lumineuse dans les lampes qu’on allume le soir et qu’on éteint le jour.124

Certaines fleurs, sensibles à la lumière, referment leurs pétales à la nuit tombée et les maintiennent fermées jusqu'au lever du jour. D'autres gardent leurs fleurs face au soleil durant toute la journée.


Ci-dessus : dans un capteur lumineux, le circuit électrique comporte de nombreux éléments. Si un seul élément manque ou si une seule connexion est modifiée, le circuit ne fonctionne pas. Les capteurs lumineux des plantes possèdent des caractéristiques similaires à ce circuit. La moindre déficience du système rendra les capteurs inutilisables.

L'eider et son système d'isolation

Notre corps produit de l'énergie en digérant la nourriture que nous ingérons durant la journée. La meilleure façon d'empêcher la perte de cette chaleur est de la garder le plus longtemps possible à l'intérieur du corps. C'est pourquoi nous portons différentes couches de vêtements, en fonction du temps qu'il fait. L'air chaud piégé entre les couches de vêtements ne peut pas atteindre l'extérieur. Eviter la perte d'énergie de cette façon est appelé isolation.

L'eider utilise exactement la même méthode. Comme beaucoup d'oiseaux, ses plumes lui permettent de voler et de le maintenir au chaud. Il utilise son buste doux et duveteux pour construire son nid. Ce qui permet de protéger les œufs et les oisillons sans plumes de l'air frais. Les plumes de l'eider qui retiennent l'air chaud sont l'exemple de la meilleure méthode d'isolation naturelle.125

Les alpinistes d'aujourd'hui maintiennent leur corps au chaud en portant des vêtements spécialement conçus avec des plumes qui retiennent la chaleur de manière efficace, comme les plumes de l'eider.

La technologie de la fibre optique chez les créatures vivantes

Les fibres optiques sont des verres transparents capables de transmettre la lumière. Puisque ces dernières peuvent se tordre facilement, elles peuvent "absorber" la lumière à partir des endroits les plus inaccessibles. Les câbles en fibres optiques ont également l'avantage de pouvoir transporter des messages codés plus efficacement que tout autre type de câble.

La fourrure de l'ours polaire est très similaire à une fibre optique et transporte les rayons du faible soleil polaire directement vers le corps de l'animal. Etant donné que la fourrure utilise ce système de fibres optiques, les rayons du soleil entrent directement en contact avec la peau de l'ours. Les facultés de transmission de la lumière de sa fourrure sont si extraordinaires et ce, malgré le climat rigoureux, que la peau de l'animal se tanne, elle prend des coups de soleil. La lumière, une fois convertie en chaleur et absorbée, aide le corps de l'animal à rester chaud. Grâce à la caractéristique singulière de sa fourrure, l'ours est capable de maintenir son corps au chaud même dans des conditions polaires particulièrement rudes.126

La fourrure de l'ours polaire n'est pas l'unique faculté dont on peut apprendre. Les ours polaires peuvent également passer 6 mois à hiberner, en mettant leur système d'excrétion en veille et sans souffrir d'accumulations toxiques dans leur sang. Découvrir leur moyen de procéder nous aidera dans la lutte contre le diabète.127

L'ours polaire n'est pas le seul être vivant qui jouit des avantages de la fibre optique. Les feuilles de la plante Fenestraria qui vit dans les déserts d'Afrique du Sud sont presque entièrement enterrées sous le sable. Cela protège la plante contre la perte d'eau et contre les animaux de pâture. L'extrémité de chaque feuille est translucide : la lumière pénètre par cet endroit avant d'atteindre la feuille. (Wild Technology, Phil Gates, 67)

Les oiseaux de l'arctique qui utilisent les convertisseurs de chaleur

Dans les climats les plus froids, les oiseaux ont généralement leurs pattes dans l'eau froide ou sur la glace. Pourtant celles-ci ne gèlent jamais. Chacun de ces oiseaux est muni d'un système qui réduit au minimum la perte de chaleur. Chez ces oiseaux, le sang réchauffé et le sang refroidi circulent dans différents vaisseaux sanguins, mais ces vaisseaux se trouvent très proches les uns des autres. De cette façon, le sang chaud qui circule en descendant jusqu'aux extrémités réchauffe le sang froid qui circule en remontant. Ce qui permet également de réduire le choc dû au sang froid qui remonte depuis les pattes à travers le corps. Ce mécanisme de conversion de chaleur, connu sous le nom de contre-courant, est également utilisé par certaines machines.128

Dans ces convertisseurs de chaleur, deux fluides (liquides ou gaz) circulent en des directions opposées dans deux canaux séparés, mais contigus. Si le fluide qui circule dans l'un des canaux est plus chaud que dans le second, la chaleur passe alors du fluide chaud vers le fluide plus froid.

Est-ce que les plantes peuvent utiliser des interrupteurs ?

La plante carnivore Venus attrape-mouche attrape les insectes qui se posent sur son piège actif en enroulant ses poils autour de sa proie. Ces poils agissent comme de véritables interrupteurs. Dès l'instant où quelque chose les touche, ils envoient un signal électrique qui change l'équilibre aqueux des cellules de la plante et fait sortir l'eau des cellules qui se dirige alors le long des feuilles situées au milieu de la tige, ce qui referme instantanément le piège.129

Les interrupteurs qui commandent le flux de courant dans les circuits électriques opèrent de la même manière. Lorsque l'interrupteur est éteint, le courant électrique ne peut pas circuler. Dès que quelqu'un l'allume, le circuit est fermé et le courant électrique commence de nouveau à circuler le long des fils. De la même manière, les animaux et les plantes utilisent de nombreux interrupteurs biologiques pour démarrer ou arrêter le flux de signaux électriques.130

Le circuit de la Venus attrape-mouche fonctionne avec deux interrupteurs électriques connectés en série. Deux poils doivent être stimulés pour que le piège se referme.131 Cette précaution évite des fermetures intempestives qui pourraient provenir des gouttes de pluie.

Il est évident que cette plante carnivore n'a aucune notion des courants ou des interrupteurs électriques. Elle n'a pas non plus été formée pour apprendre leur fonctionnement. Alors comment arrive-t-elle à savoir s'en servir, ce que même les êtres humains ne parviennent à faire qu'en lisant des instructions spécifiques, et comment est-elle capable de les utiliser avec une telle précision ? Allah, le Grand Souverain, enseigne aux plantes ce qu'il faut faire. La Venus attrape-mouche agit d'après Son vouloir.

Si les cellules nerveuses manquaient d'isolation

Les fibres nerveuses peuvent transporter des messages depuis le cerveau jusqu'aux muscles et vers d'autres organes, et vice versa. Ces fibres sont recouvertes d'une substance lipidique appelée myéline qui agit comme un isolant plastique autour d'un câble électrique. S'il elle n'existait pas, les signaux électriques s'échapperaient dans les tissus environnants, déformant ainsi le message ou endommageant le corps.132

Les câbles électriques sont conçus pour protéger les gens qui les manipulent et pour éviter la perte d'énergie due aux fuites d'électricité. Des matières plastiques résistantes et durables sont utilisées à cet effet.

La technique d’aération des chiens de prairie

De nombreux animaux construisent des abris sousterrains qui exigent des équipements spécifiques afin de les protéger des prédateurs.

Dans de tels abris, les tunnels doivent se situer à une distance précise de la surface parallèlement au sol, sinon ils risquent d'être inondés. Si les tunnels sont creusés selon un angle trop important, l'abri risque de s'effondrer. Un autre problème est de pourvoir aux besoins en air et en ventilation.

Les chiens de prairie sont des animaux qui vivent en larges groupes dans des terriers qu'ils construisent. Quand leur population augmente, ils creusent de nouveaux terriers en les reliant les uns aux autres via des tunnels. L'espace occupé par un tel réseau complexe peut parfois atteindre la taille d'une petite ville, il est donc indispensable de mettre en place un système d’aération adéquat. C’est la raison pour laquelle les chiens de prairie construisent à la surface des tours sur lesquelles débouchent les tunnels ; ces tours étant semblables à des volcans qui laissent passer l’air à l'intérieur du réseau sous-terrain.

L'air circule des zones de haute pression vers les zones de basse pression. Certaines tours construites par les chiens de prairie sont plus hautes que d'autres. La différence de hauteurs entraîne des différences de pression de l'air à l'entrée des tunnels. De cette façon, l'air entre dans les tours entourées d’une zone de basse pression et ressort à travers celles entourées d’une zone de haute pression. L'air qui circule dans les tunnels passe à travers tous les nids, établissant ainsi un système de circulation d'air idéal.133

Pour construire un système d’aération comme celui utilisé par les chiens de prairie, des connaissances en construction de tunnels et de pression de l'air sont essentielles. Toutes ces informations nécessitent une conscience, et toutes ces activités indiquent la présence de raison et de jugement. Ainsi, nous devons nous demander d'où provient une telle intelligence chez les chiens de prairie, puisque ces derniers ne sont pas dotés de cette capacité - et contrairement à ce que prônent les partisans de l'évolution, cette spécificité n'est pas non plus apparue par hasard.

Allah, Qui offre de nombreux exemples naturels afin que l'homme puisse s'en inspirer, a créé les chiens de prairie, ainsi que toutes les autres créatures vivantes sur terre. Toute personne douée de raison a besoin de penser, d'écouter sa conscience et de se tourner vers Allah à chaque fois qu'elle rencontre un exemple de beauté, parce qu’Allah, Seigneur de la justice infinie, pardonne toujours. Dans le Coran, Allah annonce des bonnes nouvelles aux serviteurs qui croient en Lui :

Votre Seigneur connaît mieux ce qu'il y a dans vos âmes. Si vous êtes bons ; Il est certes pardonneur pour ceux qui Lui reviennent se repentant. (Sourate al-Isra, 25)

Les guêpes et l'industrie du papier

Il faut toute une série de processus chimiques pour transformer les bûches de bois en pâte à papier puis en papier. Cependant, les véritables inventeurs naturels du papier sont les guêpes.

Pour construire leur nid, les guêpes utilisent du papier qu'elles fabriquent en mélangeant leur salive avec des copeaux de bois mâchés. Nos fabricants de meubles produisent du carton de la même manière, en utilisant de la colle au lieu de la salive.134

Chaque guêpe ressemble à un fabricant de papier particulièrement efficace. Cependant, ce que les gigantesques complexes industriels produisent, les guêpes sont capables de le fabriquer avec leur corps minuscule. L'industrie du papier a encore beaucoup à apprendre des guêpes !

Ce diagramme montre les divers processus de fabrication du papier. Pour fabriquer du papier, chacune de ces étapes doit être réalisée. Le même procédé est effectué par l'abeille qui ne mesure que quelques centimètres.

Un bras mécanique inspiré de la trompe des éléphants

Les scientifiques qui ont essayé de concevoir un bras mécanique furent confrontés au problème de la liberté de mouvement. Pour qu'un bras articulé puisse servir dans toute circonstance, il doit être capable de réaliser tous les mouvements exigés lors d'une tâche précise. Dans la nature, Allah a créé tous les êtres vivants avec la faculté de pouvoir bouger leurs membres afin qu'ils puissent satisfaire leurs besoins. Une trompe d'éléphant, composée de 50.000 muscles135 en est un exemple frappant.


A gauche : un bras articulé avec une amplitude de mouvement de six degrés. Ci-dessus : la trompe d'un robot reproduisant celle de l'éléphant avec une amplitude de mouvement de 32 degrés. La trompe de l’éléphant possède des qualités bien supérieures en termes de liberté de mouvement. S'il devait utiliser cette trompe artificielle à la place, ils rencontrerait de nombreuses difficultés.

L'éléphant est capable de bouger sa trompe dans la direction souhaitée et peut réaliser des tâches qui exigent une grande sensibilité et dextérité.

Un bras articulé construit à l'Université de Rice aux Etats-Unis révéla de façon évidente que la trompe de l'éléphant avait une structure exceptionnelle. Il n'y a pas de squelette dans la trompe, ce qui lui permet d'être extrêmement flexible et légère. Le bras articulé, au contraire, possède une colonne. La trompe de l'éléphant possède une amplitude de mouvement qui lui permet de bouger dans toutes les directions, tandis que le bras articulé est limité à une amplitude de 32 degrés. 136

Cela montre tout simplement la structure singulière de la trompe de l'éléphant, et révèle une fois encore la perfection des créations réalisées par Allah.

CONCLUSION

Les scientifiques sont étonnés par les extraordinaires systèmes qu'ils découvrent dans la nature - ils expriment leur étonnement en les reproduisant afin de créer de nouvelles technologies au service de l'humanité. Ils se sont rendus compte que ces systèmes parfaits et ces techniques extraordinaires utilisés dans la nature étaient amplement supérieurs à leurs connaissances et à leurs capacités et que ceux-ci offraient des solutions incomparables à leurs problèmes. Par conséquent, ils s’inspirent à présent des créations naturelles dans de nombreux domaines et après des années de travail ils réussissent enfin à trouver des solutions. Ils parviennent même à résoudre leurs problèmes en un temps record. En outre, en imitant la nature les scientifiques économisent beaucoup de temps et d'efforts et utilisent des matériaux bien plus efficaces.

En convenant que les créations naturelles sont dotées de qualités supérieures, les partisans ne peuvent qu’admettre leur échec. Leurs affirmations non-scientifiques selon lesquelles les créatures vivantes se seraient développées progressivement depuis une forme simple vers une forme plus complexe, et que les êtres vivants seraient venus sur terre de façon spontanée se sont révélées fausses. Ils doivent également admettre que les créations exceptionnelles qui les fascinent autant - le savoir et la raison qu'ils admirent tant - ne sont pas apparues par hasard, mais grâce à notre Créateur tout puissant.

C'est Allah, Seigneur de tous les mondes, Qui crée les systèmes parfaits et inégalés de tous les êtres vivantes, Lui Qui crée toute chose de manière aussi parfaite. Ceux qui refusent d'accepter cette idée souffriront d'une tristesse immense le jour de leur jugement. Dans le Coran, Allah décrit comment de telles personnes perdent leur temps sur cette terre. Le Coran décrit la nature splendide, œuvre de notre Seigneur en ces termes :

Lui, Qui a crée les sept paradis. Tu ne trouveras aucun défaut dans la création de Celui Qui pardonne toujours. Observe à nouveau - vois-tu quelque chose qui manque ? Observe encore et encore. Ta vision t'offrira des images spectaculaires et magnifiques ! (Sourate al-Mulk, 3-4)

Le système d'alésage de l'escargot est capable de faire des trous dans la roche.
La langue de l'escargot, appelée radula, ressemble à un large râpe munie de dents. Grâce à cette caractéristique, le mollusque est capable de créer des trous en râpant les feuilles et de récupérer des algues situées sur les rochers.
Les dents situées sur la radula sont si solides que certains escargots des déserts sont même capables de faire des trous dans la roche. (Wild Technology, Phil Gates, 45)
Les énormes excavatrices que l'homme utilise pour creuser des tunnels fonctionnent de la même manière que la radula. Mais les extrémités des forets de ces machines s'usent et doivent être remplacées régulièrement.

ROBOTS QUİ İMİTENT LES CREATURES VİVANTES

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Tout comme les zones contaminées par la radioactivité et l'espace, les profondeurs des océans sont des zones dangereuses pour les êtres humains. Des améliorations en électronique et informatique nous ont permis de construire des robots qui peuvent travailler dans de tels endroits. Finalement, cette discipline s'est éloignée de l'électronique et de la mécanique pour former une branche scientifique appelée : robotique. De nos jours, toute personne qui travaille en robotique doit utiliser un nouveau concept : le biomimétisme appliqué à la robotique.

Les scientifiques et ingénieurs qui travaillent dans le domaine de la robotique admettent aujourd'hui que la conception d'un robot qui puisse exécuter une tâche précise n'est pas facile. Ils estiment qu'il est plus facile et plus judicieux de construire des robots imitant les facultés et les capacités des créatures vivantes qui sont adaptées à l'environnement dans lequel le robot sera utilisé. Pour explorer les déserts, par exemple, ils vont créer un robot biomimétique semblable à un scorpion ou à une fourmi. Le livre intitulé Neurotechnology for Biomimetic Robots nous fait part de l'information suivante à ce sujet :

Les robots biomimétiques diffèrent des robots traditionnels dans le sens où ils sont plus agiles, meilleur marché et capables de réagir dans un environnement réel. L'ingénierie nécessaire à l'élaboration de ces robots exige une compréhension des systèmes biologiques sur lesquels ils se basent, à un niveau à la fois biomécanique et physiologique.

... L'objectif ultime est de développer un robot autonome, capable de se diriger et de réagir dans un environnement à l'aide de réponses sensorielles et sans intervention d’opérateur humain.103

Ce qui a poussé les scientifiques à imiter les créatures vivantes était la perfection de leur structure. L'ingénieur Hans. J. Schneebeli, créateur du système de robotique connu sous le nom de "Karlsruhe Hand", a déclaré que plus il travaillait sur les mains mécaniques, plus il admirait la main humaine. Il a avoué qu’il faudrait encore beaucoup de temps pour que les scientifiques réussissent à reproduire les plus petites tâches effectuées par une main humaine.104

Au cours de certains projets, les scientifiques qui travaillent dans des domaines aussi différents que l'informatique, la mécanique, l'électronique, les mathématiques, la physique, la chimie et la biologie ont rassemblé leur connaissance pour imiter juste une seule des caractéristiques d'une créature vivante. Cependant les partisans de l'évolution continuent de prétendre que ces structures complexes et fascinantes seraient apparues spontanément et de leur propre gré.

La robotique imite les serpents pour résoudre les problèmes d'équilibre

Selon les spécialistes en robotique, l'un des problèmes majeurs rencontrés est de maintenir l'équilibre. Même les robots équipés des dernières innovations technologiques peuvent perdre l'équilibre en marchant. Un enfant de trois ans réussit à retrouver son équilibre sans aucun problème, mais les robots, qui ne possèdent pas cette faculté, sont par conséquent peu mobiles et peu utiles. Citons en exemple l’un des robots conçus par la NASA pour effectuer des missions sur Mars et qui n'a pas pu être utilisé pour cette raison. Suite à cela, les experts en robotique ont abandonné toute tentative de réaliser un mécanisme de contrôle de l'équilibre et se sont mis à observer une créature qui ne perd jamais l'équilibre, le serpent.

Contrairement aux autres vertébrés, les serpents de lac possèdent une colonne vertébrale et des membres rigides afin de pouvoir pénétrer à l’intérieur des crevasses et des anfractuosités. Ils peuvent étirer ou contracter leurs corps, s'accrocher aux branches et glisser sur les rochers. Ces caractéristiques spécifiques des serpents ont inspiré la création d’un nouveau prototype de robot développé par le Ames Research Center de la NASA et appelé le "Snakebot". Ce robot fut conçu afin de pouvoir rester constamment en équilibre sans être déstabilisé par les obstacles.105

L'organe de l'équilibre de l'oreille interne étonne les experts en robotique

L'oreille interne assure un rôle fondamental pour notre équilibre en contrôlant tout notre corps à chaque instant et en nous permettant d'effectuer des ajustements aussi précis que ceux d'un funambule.

Ce centre d’équilibre de l'oreille interne, connu sous le nom de vestibule, comporte trois canaux semi-circulaires. Chacun mesure 6,5 mm de diamètre, et dans la partie transversale, l'espace intérieur mesure 4,4 mm. Les trois canaux sont disposés orthogonalement sur trois plans. Un seul canal peut détecter les rotations dans l'un des trois plans orthogonaux. Ainsi, en associant leurs résultats, les trois canaux permettent de repérer les rotations dans n'importe quelle direction de l'espace en trois dimensions.

A l'intérieur de chaque canal se trouve un liquide visqueux. A l'une des extrémités se trouve un bouchon gélatineux (la cupule), qui se tient sur une zone bombée (crête acoustique) recouverte de cellules ciliées. Lorsque nous tournons la tête, marchons ou réalisons un mouvement, le fluide contenu dans ces canaux reste en retrait à cause de l'inertie. Le fluide repousse la cupule, la faisant dévier. Cette déflexion est mesurée par les cellules ciliées de la crête acoustique tandis que les vibrations des cils modifient l'équilibre ionique des cellules qui leur sont reliées, produisant de cette manière des signaux électriques.

Ces signaux produits à partir de l'oreille interne sont transmis par influx nerveux au cervelet situé à l'arrière du cerveau. Ces nerfs transmetteurs qui relient le vestibule au cervelet contiennent environ 20.000 fibres nerveuses.

Le cervelet interprète l’information qui vient du vestibule, mais afin de maintenir l'équilibre, il a besoin d'informations supplémentaires. Par conséquent, le cervelet reçoit en continue des informations provenant des yeux et des muscles du corps ; Il les analyse rapidement et calcule ainsi la position du corps en fonction de la gravité. Puis, à partir de ces calculs instantanés, il informe les muscles à travers les nerfs des mouvements précis à exécuter pour maintenir l'équilibre.

Ces processus extraordinaires se déroulent en moins d'un centième de seconde. Nous sommes capables de marcher, courir, faire du vélo, pratiquer un sport sans même nous rendre compte de tout ce qui se passe. Mais si nous devions mettre par écrit tous les calculs effectués à l'intérieur du corps en un instant, la formule tiendrait sur des milliers de pages.

Notre système d'équilibre si parfait fonctionne au moyen de mécanismes très complexes, tous interconnectés et travaillent ensemble. Il reste encore à la science et à la technologie moderne à découvrir toutes les particularités de ces modes opératoires.

Il est impossible qu'une structure aussi complexe ait pu apparaître par hasard, comme voudraient nous le faire croire les partisans de l'évolution. Chaque concept révèle l'existence d'un créateur conscient. Le principe élaboré de notre gestion de l’équilibre est l'une des preuves de l'existence d’Allah, Qui a crée ce système de manière parfaite grâce à Son infinie sagesse.

Face à une telle réalisation, il convient à l'homme de rendre grâce à Allah, Qui l'a doté d'un tel système.

Le statut d'équilibre est possible grâce à un système d'une extraordinaire complexité, le corps humain étant constamment en mouvement. Cela signifie que le cerveau doit perpétuellement recalculer le centre de gravité corporel et envoyer les instructions aux muscles.

Un robot scorpion capable de supporter des conditions désertiques difficiles

Aux Etats-Unis, la Défense Advanced Research Projects Agency (DARPA-Agence pour les projets de recherche avancée de défense), une agence du Ministère de la Défense Américain, travaille dans le but de développer un robot scorpion. La raison pour laquelle l'équipe a choisi un scorpion comme modèle est que le robot a pour mission d'opérer dans le désert. Les scorpions ont depuis toujours réussi à survivre aux conditions difficiles des zones désertiques. Mais l'autre raison d'avoir choisi un scorpion est que ce dernier est capable de se mouvoir facilement sur des terrains accidentés et que ses réflexes sont beaucoup plus simples que ceux des mammifères - et peuvent ainsi être imités plus facilement.106

Avant de développer leur robot, les chercheurs ont passé beaucoup de temps à observer les mouvements d'un scorpion en utilisant des caméras et en analysant les informations vidéo obtenues.107 Ils ont ensuite commencé leur projet en imitant l'agencement et la coordination des pattes du scorpion.

L’objectif de l'équipe est d'obtenir un robot scorpion de 50 cm capable d'atteindre une cible située à 40 Km dans le désert et revenir à son point de départ de façon totalement autonome et sans recevoir d'ordre.108

Conçu par Frank Kirchner et Alan Rudolph de l'Université de Northeastern à Boston, ce robot ne sait pas réfléchir sur des problèmes complexes. Face à une difficulté il utilise ses réflexes. Ce qui lui permet d'éviter tout obstacle rencontré sur son parcours - comme un rocher par exemple. Le robot est muni de deux capteurs ultrasons à l’avant. Dans le cas où il rencontrerait un obstacle qui mesure plus de la moitié de sa taille, le robot tentera de le contourner. Si le capteur situé sur le côté gauche identifie un obstacle, le robot se dirigera à droite. On peut demander au robot de se diriger dans une région particulière, et grâce à la caméra située dans sa queue, de transmettre les images au camp de base.

L'armée américaine fut très impressionnée par les essais effectués en Arizona. Elle espère que les capacités du robot à trouver son chemin vers une cible puissent être utiles lors des combats menés dans des villes où les champs de bataille sont particulièrement encombrés.109

1. Quand le robot scorpion rencontre un rocher, il commence par le scanner à l'aide d'ultrasons afin de décider s'il peut grimper dessus.

2. Le robot s'éloigne de l'obstacle et le contourne, cherchant un trou avec l'un des capteurs et regardant devant lui avec l'autre

3. Lorsqu'il trouve un trou, il détermine si celui-ci est assez large pour pouvoir passer à travers.

4. Une fois le trou passé, le scorpion avance vers sa cible.

Le robot qui identifie les courants marins comme le homard

Même les plongeurs les mieux équipés ont des difficultés à se mouvoir à travers les eaux turbulentes et obscures, et rompent parfois sur des fonds marins rugueux, sableux et recouverts d'algues. Les homards peuvent le faire très facilement. Mais jusqu'à présent, aucun robot conçu pour être utilisé en milieu marin n'est parvenu à un résultat satisfaisant.

Joseph Ayers, directeur du centre de science marine de l'Université de Northeastern à Boston, dirige un projet pour pouvoir développer un robot qui imite le homard, il le décrit ainsi: "l'objectif technique du projet est de saisir les avantages des performances de l'animal dans cet environnement spécifique."110

Ils espèrent pouvoir utiliser ce "robo-lobster" pour détecter et désamorcer les mines. Ayers affirme que le robot sera parfaitement adapté pour ce type de travail :

… La suite d'actions réalisées par un homard à la recherche de nourriture correspond exactement à ce que nous voulions que le robot effectue afin de trouver et de neutraliser les mines enterrées.111

La forme des homards les aide à résister aux courants tumultueux. Ils sont capables de progresser dans la direction voulue et ce, dans les conditions les plus difficiles, même sur des terrains très escarpés. De la même façon, le robot inspiré du homard va utiliser sa queue et ses pinces afin de maintenir son équilibre.

Sur le robot, des micro-capteurs électromécaniques (MEMS) imitent les organes sensoriels du homard. Equipé de capteurs et d'antennes sensibles aux courants, le robot peut adapter ses mouvements en fonction des courants environnants. Un homard utilise ses cils pour déterminer la direction des courants, et les capteurs sensoriels du robot ont été conçus pour réaliser la même fonction.112

La technique du homard pour identifier les parfums

Sous l'eau, les créatures telles que le crabe ou le homard utilisent leur odorat pour trouver de la nourriture ou pour échapper aux prédateurs. Une étude menée par les chercheurs des universités californiennes de Berkeley et de Standford ont révélé comment les homards humaient le monde environnant.

Les homards possèdent un odorat très sensible, dont les caractéristiques vont ouvrir de nouveaux horizons pour les ingénieurs qui tentent d'inventer de nouveaux capteurs olfactifs. Mimi A. R. Koehl, professeur de biologie au collège des lettres et sciences à l'Université de Californie, Berkeley, déclare :

Si vous voulez construire des robots capables d'aller dans des zones dangereuses où vous ne pouvez pas envoyer de plongeurs sous-marins, et si vous souhaitez qu’ils localisent une chose précise grâce à l'odorat, vous devez concevoir un nez ou des antennes olfactives.113

Les homards ainsi que d'autres crustacés sentent en dirigeant leur paire d'antennes vers le point d'origine de l'odeur, afin que les cils chimiquement sensibles situés à l'extrémité des antennes entrent en contact avec les molécules odorantes transportées. La langouste blanche Panulirus argus, qui vit dans les eaux caribéennes possède des antennules de 30 cm de longueur. Sur le côté externe de l'une des extrémités de ses antennules se trouvent des cils semblables à une brosse - une zone particulièrement sensibles aux produits chimiques.

Un groupe de chercheurs dirigé par le professeur Koehl a réalisé un homard mécanique qui fait bouger ses antennules de la même façon. Les tests et observations menées sur ce robot, Rasta Lobsta, furent entrepris afin d'étudier en détail les techniques utilisées par les homards pour sentir.

Poils sur les antennules de homard

Lorsque le homard veut sentir quelque chose, il agite ses antennules dans l'eau lors de sa descente afin que les odeurs transportées puissent entrer en contact avec les cils. Sur le retour, il se déplace plus lentement, si bien que l'eau ne peut pas bouger entre les cils et les odeurs ainsi capturées resteront emprisonnées jusqu'à la prochaine descente plus rapide.

Les antennules bougent d'avant en arrière à une vitesse idéale pour que le homard puisse sentir. Des tests ont montré que si les antennules bougeaient plus lentement, l'eau ne remuerait pas entre les cils, ce qui réduirait les capacités olfactives des crustacés. Ainsi, le homard utilise ses antennules afin de différencier les odeurs capturées entre ses cils.114

La constitution des muscles des vers pour de nouveaux systèmes mécaniques

La peau qui recouvre le corps cylindrique du vers est composée de fibres qui s'enroulent en une forme hélicoïdale autour et au long du corps - une structure remarquable. La contraction des parois musculaires du corps entraîne une augmentation de la pression interne, ainsi le vers est capable de changer de forme tandis que les fibres de la peau lui permettent de passer d'une forme courte et épaisse à une forme allongée et fine. C'est le principe de déplacement du vers.

Ce système mécanique inégalé est actuellement une source d'inspiration pour les nouveaux projets entrepris par l'Université de Reading, au Centre for Biomimetics. Lors d'une expérience unique, des cylindres d'angles variés furent disposés le long du corps du ver. L'objectif étant de remplir ces cylindres avec un polymère qui absorbe l'eau sous forme de gel. L'eau permet à ce gel de se diluer. De cette façon l'énergie chimique est convertie en énergie mécanique et la pression résultante est maintenue à l'intérieur du sac hélicoïdal. Une fois que les scientifiques parviendront à contrôler le gonflement et la résorption du polymère sous forme de gel, ils espèrent que le système obtenu fonctionnera de la même manière qu'un muscle artificiel.115

Toutes les créatures vivantes que l'homme prend pour modèle et toutes leurs caractéristiques sont des signes d’Allah pour les croyants. Cette vérité s'exprime ainsi dans ce verset :

Et dans votre propre création, et dans ce qu'Il dissémine comme animaux, il y a des signes pour des gens qui croient avec certitude. (Sourate al-Jathya, 4)

Les changements de forme, les étirements et les contractions par l'utilisation de la pression sont fréquemment utilisés dans la nature. Le ver, la pieuvre, l'étoile de mer et l'anémone en sont de bons exemples ; cependant les équipements technologiques n'ont que très peu recours au changement de formes. Dans ces quelques exemples, c'est la pression hydraulique qui est utilisée. Dans les ascenseurs, par exemple, du liquide est pompé à travers un cylindre afin de faire monter des objets lourds. Afin de faire descendre l'ascenseur, le cylindre est vidé et rempli à nouveau. Les étoiles de mer utilisent également la pression hydraulique pour se déplacer. Le long de ses bras, l'échinoderme possède des pattes en forme de tubes rattachées à un système tubulaire interne rempli de fluide. Quand ses muscles contractent les tubes, la pression hydraulique qui en résulte envoie du fluide vers les pattes. En utilisant ses muscles, l'étoile de mer se sert de la force hydraulique pour créer un mouvement ondulatoire des pattes d'avant en arrière, ce qui lui permet d'avancer dans une direction précise.

Les pattes du gecko ouvrent de nouveaux horizons technologiques

Ces petits lézards sont capables de courir très vite le long des murs et de grimper au plafond très facilement. Jusqu'à très récemment, nous ne comprenions pas comment il était possible qu'un vertébré puisse grimper aux murs comme le héros Spiderman dans la BD. A présent, et après des années de recherches, les scientifiques ont fini par découvrir le secret de cette extraordinaire faculté. Les petits pas du gecko ont permis de faire des découvertes fascinantes ayant des implications considérables, en particulier pour les spécialistes en robotique. Certaines découvertes sont résumées ci-après :

- Les chercheurs californiens pensent que les orteils "collants" du lézard peuvent aider à concevoir un adhésif autonettoyant qui reste sec.116

- Les pattes du gecko produisent un adhésif 600 fois plus efficace que tout adhésif présent sur le marché. Les robots qui s’inspirent du gecko pourraient grimper aux murs des bâtiments en feu pour sauver les personnes encore coincées à l'intérieur. Les adhésifs secs pourraient avoir d'énormes avantages dans les petits appareils tels que les applications médicales et ordinateurs.117

- Leurs pattes agissent comme des ressorts et répondent automatiquement dès qu'elles touchent une surface. C'est une caractéristique adaptée au fonctionnement du robot, qui ne dispose pas de cerveau. Les pattes du gecko sont toujours aussi performantes, quelle que soit l'intensité avec laquelle l'animal les utilise ; elles sont autonettoyantes et elles fonctionnent aussi sous l'eau.118

- Un adhésif sec pourrait servir à maintenir en place les parties lisses du corps humains durant les interventions chirurgicales.119

- Un tel adhésif pourrait améliorer l'adhérence des pneus à la route.120

- Les robots qui imitent le gecko pourraient être utilisés pour réparer les fissures dans la coque des navires, des ponts et des terminaux, ainsi que pour l'entretien régulier des satellites.121

- Les robots conçus en s'inspirant des pattes du gecko pourraient être utilisés pour laver les vitres, les sols et les plafonds. Non seulement ils seraient capables de grimper le long de parois verticales, mais également de contourner les obstacles rencontrés sur leur chemin.122

CREATURES VİVANTES ET TECHNOLOGİES DE VOL

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Quelle est la machine volante la plus parfaite, la plus efficace ? Un hélicoptère Skorsky, un Boeing 747 ou un avion de combat F-16 ?

Un article scientifique qui parle des oiseaux dans le Reader's Digest offre une réponse à cette question en déclarant que même l’avion le plus avancé n’est que la copie des oiseaux : Merveille d'aérodynamique.61

Les oiseaux sont des machines volantes absolument parfaites. Tout aéronef doit être léger afin de pouvoir voler y compris les vis et les boulons fixés sur les ailes. Cela explique pourquoi les constructeurs d'avions cherchent à utiliser des matériaux spécifiques qui soient à la fois légers, solides et résistant face au vent. Mais malgré tous les efforts fournis, nous sommes loin d'atteindre la performance des oiseaux dans ce domaine. Avez-vous déjà vu un oiseau exploser en plein vol ? Ou bien un oiseau perdre une aile à cause de l'usure de ses articulations ?


Les avions volent beaucoup plus vite que les oiseaux, mais libèrent beaucoup de chaleur durant leur vol. Dans le corps d'un oiseau, la circulation de l'air fonctionne comme un système de refroidissement. Il est donc impossible de viser un oiseau avec un missile détecteur de chaleur comme on peut le faire avec un avion.


En termes de flexibilité et de manœuvrabilité, les oiseaux sont bien plus performants que les avions. Le cou de l'oiseau permet au bec d'atteindre n'importe quelle partie de son corps, ainsi l'oiseau peut entretenir facilement ses plumes, élément indispensable pour voler. En vol, le cou permet également à l'oiseau de garder l'équilibre, comme c'est le cas pour le flamand rose. Des progrès aéronautiques réalisés ces derniers siècles ont abouti à l’élaboration du nez du Concorde, capable de pivoter de haut en bas - un concept inspiré des dauphins.



Le volet hypersustentateur de l'avion (la surface mobile attachée au bord arrière de l'aile et utilisée pour créer de la
portance ou pour ralentir) ne peut pas se réparer tout seul lorsqu'il est endommagé. Cependant, les plumes, qui ont
la même fonction pour les oiseaux peuvent le faire grâce au système remarquable qu’Allah leur a donné.

La structure parfaite des oiseaux a beaucoup influencé le développement de l'aviation. En effet, les frères Wright, considérés comme les inventeurs de l'avion, ont utilisé l'aile du vautour comme modèle pour construire les ailes de leur avion Kitty Hawk.62

Essayez de retirer une plume d'un oiseau et vous rencontrerez une résistance vu que les filaments des plumes sont solidement attachés entre eux par de petits crochets appelés barbicelles. Une plume déchirée peut se réparer seule. En frottant tout simplement la plume plusieurs fois les minuscules crochets se raccrochent à nouveau ensemble.

Des os creux, des muscles pectoraux puissants, des plumes qui leur permettent de se maintenir dans les airs, des ailes aérodynamiques, un métabolisme qui satisfait de très grands besoins énergétiques... Toutes ces propriétés sont à l'origine de l'extraordinaire capacité qu'ont les oiseaux pour voler.

Les oiseaux sont beaucoup plus évolués que les avions. Des oiseaux tels que le corbeau ou la colombe peuvent réaliser des loopings dans les airs, les colibris peuvent faire du sur-place. Ils peuvent subitement décider de changer de trajectoire en plein vol et se poser sur une branche. Aucun avion ne peut effectuer de telles performances.

Avant même que l'avion ne soit conçu, la constitution parfaite des oiseaux pour voler a influencé de nombreux inventeurs. Comme le montrent les films du 19ème siècle, à cette époque certaines personnes attachaient des ailes qu'ils avaient fabriquées à leurs bras et se jetaient littéralement dans les airs en essayant d'imiter les mouvements des oiseaux. De manière prévisible, il ne leur fallut pas longtemps avant de s'apercevoir que les ailes à elles seules n'étaient pas suffisantes pour leur permettre de voler.

Dès lors, l'homme a réalisé des progrès considérables en termes de techniques, recherches et développements scientifiques. Cependant certains affirment des choses aussi invraisemblables et irrationnelles que ces premiers inventeurs. D'après eux, les reptiles seraient progressivement devenus des oiseaux. Ce mécanisme imaginaire d'évolution progressive ne dispose d'aucune preuve pour le soutenir. Les oiseaux possèdent une constitution totalement différente de celle des créatures terrestres. La constitution de leurs os, muscles, plumes, ailes aérodynamiques et métabolisme ne ressemblent en rien à ceux des reptiles63 et le modèle d'évolution supposé ne peut pas justifier de leurs mécanismes corporels.


La manœuvre du cobra réalisée par le pilote russe Victor Pougatchev dans son jet Su-27 est restée célèbre dans l’histoire de l’aviation. La manœuvre a permis à Pougatchev de stopper son avion en plein air pendant un instant, laissant ainsi passer son ennemi juste au-dessous. ("Yeni Avcı Uçakları : Pougatchev'in Kobraları", Professeur Assistant : Selcuk Aslan, Bilim ve Teknik, Mars 1990, 57-58) Cependant la manœuvre réalisée par Pougatchev ne peut être comparée à ce que sont capables de faire les colibris.



Le corps des oiseaux a été conçu spécifiquement pour voler. Une observation rapide de leur cou est suffisante pour le prouver. Un moineau possède 14 vertèbres, autant que la girafe. Ceci permet à l'oiseau de maintenir facilement son équilibre en plein vol, de chasser et de prendre soin de ses plumes.



N'as-tu pas vu qu'Allah est glorifié par tous ceux qui sont dans les cieux et la terre ; ainsi que par les oiseaux déployant leurs ailes? …(Sourate an-Nur, 41)

Le nouvel objectif en aérodynamique : une aile qui change
de forme selon les conditions climatiques dominantes

En vol, les oiseaux peuvent utiliser leurs ailes de façon efficace, en modifiant leur position pour faire face à certains éléments tels que le vent et la température. Actuellement des sociétés spécialisées en techniques aériennes recherchent activement à développer un concept qui utiliserait ces facultés.

La NASA, Boeing et l'Armée de l'air des Etats-Unis ont conçu une aile flexible en fibre de verre qui peut changer de forme selon des informations transmises par un ordinateur situé à l'intérieur de l'avion. Cet ordinateur sera également capable de traiter les informations concernant les conditions de vol telles que la température, la force du vent, etc.64

La constitution des ailes de l'oiseau sont une création merveilleuse. Par leur maîtrise parfaite de l'utilisation de leurs ailes, les oiseaux parviennent à voler par temps froid ou chaud, venteux ou agréable. Cette capacité qui intéresse les scientifiques les a mené à tenter de produire une aile qui pouvait changer de forme selon les conditions climatiques. Le dessin représente une coupe transversale d'une aile conçue avec cet objectif en tête.

Airbus, une autre société spécialisée dans ce domaine, tente de construire des ailes qui s’adaptent aux changements de conditions climatiques, afin de réduire la consommation en carburant.65

En résumé, la forme des ailes des oiseaux est simplement une merveilleuse conception. Pendant de nombreuses années leur capacité inégalée pour voler a inspiré les ingénieurs. Allah a doté ces créatures de la manière la plus efficace qui soit afin qu'elles puissent voler. Il y fait allusion dans le verset suivant :

N'ont-ils pas vu les oiseaux au-dessus d'eux, déployant et repliant leurs ailes tour à tour ? Seul le Tout Miséricordieux les soutient. Car Il est sur toute chose, clairvoyant. (Sourate al-Mulk, 19)

Afin d’attraper leur proie la nuit, les hiboux volent silencieusement avant de descendre subitement en piqué. D'après les découvertes des chercheurs du Langley Research Center de la NASA en Virginie, les plumes du hibou - contrairement à beaucoup d'oiseaux dont les plumes ont un bord net et effilé - ont une frange douce qui diminue les turbulences, et par laquelle le bruit de l'air passe au-dessus des ailes. Les ingénieurs militaires espèrent que des avions de combats puissent être conçus en s'inspirant des ailes du hibou. On espère que les avions à présent invisibles des radars seront bientôt totalement silencieux. ("Designs from Life" de Robin Meadows, Zooger, Juillet/Août 1999)

Ne sais-tu pas qu'à Allah, appartient le royaume des cieux et de la terre, et qu'en dehors d'Allah vous n'avez ni protecteur ni secoureur ? (Sourate al-Baqarah, 107)

Comment les ailes des oiseaux inspirent les technologies de vol

L'étude du vol des oiseaux a apporté d'importants changements dans la structure des ailes des avions.

L'un des premiers avions à utiliser ces modifications fut l'avion de combat American F-111 qui ne disposait pas de surfaces de contrôle comme ailerons ou volets utilisés pour contrôler le mouvement des avions. Au lieu de cela, l'avion de combat pouvait déployer ses ailes à la manière des oiseaux. Ce qui lui permettait de rester en équilibre même pendant ses changements de positions.66


La forme des ailes des oiseaux est le facteur déterminant dans leur capacité à voler. Les ailes des oiseaux rapides tels que le faucon, l'aigle et l'hirondelle sont longues, étroites et orientée - qualités qui ont servi comme modèles aux ingénieurs en aéronautique. ("Kusursuz Ucus Makineleri", Bilim
ve Teknik
, 23)




Pour les vols à grande vitesse, la forme d'aile la plus avantageuse est l'aile en flèche inversée. D'un autre côté, les ailes droites permettent une meilleure portée, élément important lors du décollage et de l'atterrissage. La seule façon de bénéficier de ces deux qualités à la fois est de construire des ailes en flèches variables, capables de bouger d'avant en arrière. (Her Yonuyle Ucaklar, de Clive Gifford, TUBITAK, 4ème ed., Janvier 1999, 24)
Des avions de combat comme le Tornado et le F-111 possèdent ces ailes dont la flèche peut être changée en plein vol. Ce concept, résultat de longues recherches, est utilisé par les oiseaux depuis qu'ils existent.

Inspirés des os des oiseaux - qui sont creux et font de l'oiseau un animal léger - les ailes des avions modernes sont conçues pour être creuses également.



L'albatros possède de longues ailes ayant une large surface qui permet à l'oiseau de voler sur de longues distances sans battre des ailes. Les planeurs conçus sur le modèle de l'albatros sont capables de rester dans les airs pendant de longues périodes sans avoir recours à aucun moyen de propulsion.

Durant le décollage et l'atterrissage, les oiseaux préfèrent se positionner face au vent afin de dépenser moins d'énergie. Les pistes d'atterrissage des aéroports sont construites de façon à faire face aux vents dominants afin que les avions consomment moins de carburant durant leur décollage.

Dans les recherches aéronautiques, les plumes de vautour nous
montrent la voie à suivre

Durant un vol d'avion, les changements de pression qui agissent sur l'arrête de l'aile peuvent former des tourbillons - des courants d'air sur l'arrête de l'aile qui peuvent gêner la progression de l'avion.

La recherche aéronautique a révélé qu'en plein vol, le vautour déployait ses larges plumes situées sur l'arrête de ses ailes comme les doigts d'une main. A partir de cette observation, les chercheurs ont voulu fabriquer des petits ailerons métalliques et les tester en vol. Ils espéraient ainsi réduire les effets nuisibles des tourbillons en créant des tourbillons plus petits pour remplacer les tourbillons plus importants qui gênaient la progression de l’avion auparavant. Les expériences ont révélé que cette idée était ingénieuse, et les chercheurs tentent désormais de la mettre en place dans un avion réel.

Les échecs de la science du 20ème siècle pour découvrir les secrets
des techniques aérodynamiques utilisées par les insectes pour voler

Un insecte en vol bat des ailes environ plusieurs centaines de fois par seconde. Certains insectes peuvent même battre des ailes jusqu'à 600 fois par seconde.67

Les gestes réalisés pour effectuer ces mouvements à une telle rapidité sont si nombreux qu'il n'est pas possible de les reproduire techniquement. Afin de découvrir les techniques de vol de la mouche des cerises, Michael Dickinson, professeur au service biologique de l'Université de Californie à Berkeley ainsi que ses collègues ont conçu un robot qu'ils ont appelé le Robofly. Le Robofly imite le mouvement des battements d'ailes des insectes, mais à une échelle 100 fois plus grande et à une vitesse 1.000 fois inférieure à celle de la mouche. Il peut battre des ailes une fois toutes les cinq secondes en étant commandé à partir de moteurs contrôlés par six ordinateurs.68


Michael Dickinson

Pendant des années, de nombreux scientifiques comme le professeur Dickinson ont mené des expériences en espérant découvrir la manière dont les insectes battent leurs ailes d'avant en arrière. Durant ses expériences sur les mouches des cerises, Dickinson a découvert que les ailes des insectes n’oscillaient pas simplement de haut en bas comme si elles étaient reliées par une charnière mais utilisaient en réalité des techniques aérodynamiques complexes. En outre, les ailes changent d'orientation à chaque battement : la surface supérieure des ailes se retrouve au-dessus lorsque les ailes descendent puis les ailes se retournent et la face inférieure se retrouve au-dessus lorsque les ailes remontent. Les scientifiques qui essayent d'analyser ces mouvements complexes affirment que l’état d’équilibre aérodynamique conventionnel utilisé pour le fonctionnement des ailes des avions est insuffisant.

Les mouches des cerises utilisent en fait plusieurs principes aérodynamiques. Par exemple, lorsqu'elles battent des ailes, elles forment derrière elles un tourbillon de courants d'air complexe, semblable au sillage d'un navire. Quand l'aile change de direction, elle passe à travers ce tourbillon d'air et récupère ainsi une partie de l'énergie qu'elle a perdue. Les muscles qui permettent à la mouche des cerises dont les ailes ne mesurent que 2,5 millimètres de battre des ailes 200 fois par seconde sont considérés comme les muscles les plus puissants parmi tous les insectes.69

Les scientifiques s'accordent à dire que des progrès considérables ont été réalisés en aéronautique. En ce qui concerne les simulations de vols. Cependant, ils avouent qu'ils n'ont pas progressé par rapport aux frères Wright en 1903.
Ci-dessus : une simulation de vol qui s’inspire des ailes des insectes

A droite : le premier avion des frères Wright


Les ailes larges et plates des insectes leur fournissent un avantage non négligeable, mais également un grand risque que celles-ci soient endommagées par le vent. Elles doivent donc être facilement pliables – cependant leur taille rend le pliage difficile. Les abeilles ont résolu le problème grâce à une série de crochets appelés hamuli, qui relient l’avant et l’arrière des ailes durant le vol. Lorsque les abeilles atterrissent, les crochets se séparent et les ailes peuvent être aisément dépliées.

Bien d'autres caractéristiques telles que la vision précise des mouches, leurs petites ailes arrière qui les aident à garder l'équilibre et les capteurs qui coordonnent le mouvement des battements des ailes, donnent à la mouche sa structure parfaite.

Les mouches utilisent ces principes aérodynamiques depuis des millions d'années. Le fait que les scientifiques qui ont recours aux technologies les plus avancées ne parviennent pas à recopier intégralement les techniques de vol des insectes démontre le pouvoir de la création. Pour ceux capables de penser, Allah révèle l'incomparable nature de Sa sagesse et de Son savoir à travers la plus minuscule des mouches. Dans le verset suivant, Il révèle :

O hommes! Une parabole vous est proposée, écoutez-la : "Ceux que vous invoquez en dehors d'Allah ne sauraient même pas créer une mouche, quand même ils s'uniraient pour cela. Et si la mouche les dépouillait de quelque chose, ils ne sauraient le lui reprendre. Le solliciteur et le sollicité sont [également] faibles !" (Sourate al-Hajj, 73)